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27/03/2014

Images superbes d'un ballon sonde lancé par une équipe lycéenne

La vidéo montre les préparatifs et la construction de l'expérience (on imagine aisément que cela doit occuper pas mal de séances dans cet établissement scolaire... Beau projet pédagogique !)

Arrive le jour du lancement. On comprend que la nacelle du ballon est bardée de capteurs et de caméras (température, pression, caméras tous azimuts...) Arrive enfin le moment du décollage. Et là, magie.

Prenez le temps de regarder jusqu'au bout, amusez vous par exemple à noter les gradients de pression et température ; on devine ainsi la décroissance de température dans la troposphère, on devine le passage de la tropopause, et là, surprise, en passant le FL340, on voit un avion de la SwissAir passer tout près du ballon !

Renseignements pris, on m'a indiqué qu'il n'y avait pas eu de Notam pour cet événement. Étonnant non !?

L'ascension continue jusqu'à 30 000m, -20°C, 64hPa. Le ballon explose, un parachute de retenu joue pleinement son rôle, et la descente se termine par un 'atterrissage' dans un champs, où l'on voit même les personnes qui le récupèrent :o)

Quelques ressources :

Le projet « Ballon stratosphérique BELIN VESOUL » est le fruit de la collaboration entre le CNES (centre national d'études spatiales), le pavillon des sciences (Centre de culture scientifique de Montbéliard) et les élèves du lycée Edouard BELIN de VESOUL.

Merci à Florent COULON pour ses informations, et bravo pour cette démarche pédagogique !

Inspiration : Clément VERMOT-DESROCHES et son Blog SonicBoom.

27/12/2012

14/04/2012

Flying hovercraft, à moins que ce ne soit le contraire...

Résultat de l'évolution d'un overcraft sur 11 années de travail sur ce type de concept. Maintenant, ce système est en vente. La vidéo (en anglais) est plutôt étonnante !

30/12/2011

Faire voler un 747 avec une navette spaciale sur son dos, çà donne quoi ?

Triple Nickel, est pilote à la NASA, et raconte dans un article du forum (MILAVIA, aviation militaire) "ce que çà fait de faire voler un 747 avec une navette spaciale sur son dos" (NASA pilot Nickel tells what it's like to fly a 747 with Atlantis on it's back). Çà vaut le détour !
Pour ceux qui ont des soucis avec l'anglais, pensez aux traductions automatiques ; elles permettent d'avoir les grandes lignes.

Alain Herbuel

09/12/2011

Les satellites artificiels de notre terre

On se doute bien que l'homme a mis en orbite un certain nombre de satellites artificiels, mais avez vous une idée de leur nombre ?

13 000 satellites artificiels naviguent autour de notre terre, et ce nombre ne précise pas s'il englobe les satellites militaires (à mon avis, non !) Un vrai casse tête si l'on pense au fait que certains satellites, de part leurs fonctions, ne peuvent se situer que sur une seule orbite (ex. les satellites géostationnaires ne peuvent se trouver que sur une orbite précise, et donc à une vitesse précise).

Un plugin proposé par Google les visualise en temps réel, ceci à partir de différentes bases de données. Si vous avez des difficultés avec ce plugin, vous disposez aussi d'une vidéo sur YouTube (Real-time Satellites in Google Earth) présentant une séquence de 1'14'' de cette application.

Sur ce plugin, pensez à cliquer sur les satellites ; ils vous donnent ainsi leurs secret ! Voici un exemple sur un pris au hasard :

ARIANE 44LP DEB
Satellite Number 27662
International Designator 1991-015N
Owner FR
Active False
Launch Date 3/2/1991 11:36:00 PM
Launch Site FRG
Period 441.1 minutes
Perigee 456 km
Apogee 25180 km
Inclination 6.39999999853869 deg


Un rapide décompte

On compte actuellement en orbite terrestre :
  • 12 886 débris de satellites et lanceurs (dimensions de 10 à 30 cm pour les orbites basses et jusqu’à 1 m pour l’orbite géostationnaire)
  • 10 532débris divers (éléments d’assemblage, couvercles de protection largables, boulons, boucliers etc.), qui se heurtent et génèrent à leur tour de multiples fragments. Selon leur nature et l’orbite à laquelle ils évoluent, leur durée de vie peut varier de six mois à plusieurs millions d’années.
  • 1 821 morceaux de lanceurs (Rocket bodies)
Sources : http://fr.answers.yahoo.com/question/index?qid=20100920095237AADGWiP et les liens donnés ci-dessous.

Tous ces objets sont suivis, j'entends par la que leurs orbites sont observées et tenues à jour, pour la sécurité de tous (c.à.d. des satellites et des humains :o)

Quant au nombre de fragments inférieurs à 10 cm, il est estimé entre 200 000 et 250 000, et ceux dont le diamètre va de 0,1 à 1 cm atteindrait plusieurs dizaines de millions.

Autres ressources

Si vous voulez vérifier vous-même, voici quelques sources d'informations parmi les plus intéressantes et fiables :
Ces sources d'information nous donnent en général l'année de lancement, la mission, la masse, l'altitude, s'ils sont encore en fonctionnement, en panne ou au rebut, etc.

11/04/2011

Aeroflex

Il y a quelques années, j’avais consacré un article à ce que j’appelais les « aérotermes ». J’avoue que je n’avais pas pensé alors à y intégrer l’aérodrome d’Aeroflex situé dans le New Jersey (USA).

Très beau vu d’avion comme vous pourrez en juger d’après ce cliché, mais néanmoins très dangereux au décollage comme à l’atterrissage, pardon, je voulais dire à l’amerrissage !

Et ce ne sont pas les 604 m de piste qui me contrediront !

Stéphane MAYJONADE

26/11/2010

STOL, vous avez dit STOL ?

De nombreux constructeurs ont de tout temps mis leur savoir-faire dans la réalisation d’avions aux capacités de décollage et d’atterrissage courts.
N’empêche qu’il faut au final être sacrément balaise pour faire mieux à l’utilisation que ces bush pilots d’Alaska réunis pour une compétition on ne peut plus fun, avec le Sun en prime!

http://www.youtube.com/watch?v=cWTcCtYl5Cs

À quand l’atterrissage directement dans le hangar pour éviter d’avoir à tracter l’avion ?

Stéphane MAYJONADE

22/10/2010

Tintin au Tibet

L’aéroport Tensing-Hillary de Lukla est le point de départ de nombreux trekkings en direction du camp de base de l’Everest. Il n’a cependant pas servi à Hergé lorsqu’il a écrit « Tintin au Tibet » puisque Lukla est situé au Népal. C’est la compagnie Yeti Airlines qui effectue les rotations sur et à partir de cet altiport.

Pour les amoureux du vol en montagne, il paraît que c’est le must, d’autant que sa piste présente une déclivité de 12% ce qui signifie qu’un atterrissage effectué sur une pente de 5% nécessite que l’avion se présente en pente de montée à 7%. Pas banal quand même pour un pilote de plaine dans mon genre ! En prime, le fait que les moteurs soient presque à plein régime s’entend nettement sur la bande son.
Pour voir le même atterrissage depuis le sol, c'est ici.
Le site de la Civil Aviation Authority du Népal, au cas où.
Stéphane MAYJONADE

08/10/2010

Heavy Metal !

Dans un billet précédent, nous évoquions Marcel Amont. Figure de la chanson française certes, mais dont la renommée internationale n’a jamais atteint celle de Bruce Dickinson.

Quoi, vous ne connaissez pas Bruce Dickinson ?

Leader emblématique du groupe de hard rock Iron Maiden pendant plus d’une décennie, Bruce Dickinson s’est reconverti ensuite dans le métier de pilote de ligne. Actuellement CDB sur B757 au sein de la compagnie anglaise Astraeus, c’est lui qui assure entre autre le pilotage de l’avion du groupe de Heavy Metal à chaque nouvelle tournée mondiale.

Stéphane MAYJONADE

17/09/2010

Sécurité des vols

Pour se faire une idée de ce que recouvre l’appellation « sécurité des vols » sur certaines parties du continent africain, n’hésitez pas à regarder cet atterrissage effectué par un Caravan sur la piste forestière de Walikale au Congo.

Et comme il faut bien redécoller à un moment donné, le « cornered take-off » obligatoire pour repartir du même endroit mérite aussi le détour.
D’ailleurs, n’oublions pas aussi que les pilotes américains utilisent le vocable « coffin corner » (littéralement « coin du cercueil » qui se traduit d’ailleurs chez nous davantage par « un pied dans la tombe ») lorsqu’ils parlent de l’extrémité supérieure arrière de l’enveloppe de centrage. Bref, autant vous dire qu’à certains endroits du globe, nous sommes vraiment, c’est le cas de la dire, « attendus au tournant » !

Et puisque nous parlons de SV à l’africaine, lorsqu’un petit Cessna à l’atterrissage rencontre une grande girafe sur une piste de brousse, voilà ce que ça donne au final. On se croirait à Dallas*!
* pour les béotiens, à cause de la série américaine dont la chanson du générique clamait haut et fort : « Dallas, ton univers impitoya-able… »

Stéphane MAYJONADE

27/08/2010

Les Orcades

Les îles Orcades, vous voyez où c’est situé ?

Tout au Nord de l’Écosse, entre le continent (si l’on peut dire) et les îles Shetlands. Info-Pilote avait consacré un article à ces îles il y a quelques années, car elles présentent la particularité d’offrir la liaison aérienne commerciale la plus courte de notre planète (2 minutes de vol du décollage à l’atterrissage et c’est plié ; jusqu’à maintenant on n’a pas trouvé mieux). Voir cette vidéo Youtube.

Quand on y pense sérieusement, c’est encore plus court qu’un basse hauteur réalisé à domicile. Autant dire que les pilotes de la compagnie Loganair doivent assumer à la fois les rôles de CDB, de copi, de PNC mais aussi et surtout de gratte-papier. Bonjour en effet le nombre d’entrées sur les carnets de route ou les carnets de vol !

Et puisque nous parlons de Loganair, ses pilotes ont également le privilège d’être les seuls commerciaux au monde à avoir pour piste d’atterrissage réglementaire une plage de sable et ce sur l’île de Barra (Nord Ouest de l’Écosse).
Le site de la compagnie si vous voulez vous faire une petite escapade dans ce coin reculé :
http://www.loganair.co.uk/destinations/

Pour continuer, les cartes de Barra disponibles sur l’AIS britannique (note de Alain : dans la fiche de description de l'aéroport, vous remarquerez que le type de sol est bien "sand").

Et pour terminer, le lien Wikipédia qui va bien.

Stéphane MAYJONADE

20/08/2010

James Bond

Pas loin de chez moi dans les montagnes pyrénéennes, il y a l’altiport de Peyresourde/Balestas, à proximité de l’aérodrome de Bagnères de Luchon sur lequel j’ai eu la chance de me poser plusieurs fois par le passé (il est dorénavant réservé aux seuls aéronefs basés).

Mais saviez-vous que c’était sur cet altiport qu’avait été tournée la scène de pré générique de « Demain ne meurt jamais », le 18ème James Bond ?

Un L-39 avait été convoyé en vol depuis LFBD jusqu’à cet altiport situé juste à côté de la station de ski de Peyragudes et son pilote anglais, Mark Hanna, avait même réussi l’exploit d’y réaliser pour les besoins du film un touché-décollé ; Cette piste de 340 m n’avait avant cela jamais vu autre chose que des Piper, DR400 et autres aéronefs de même gabarit.

Mark Hanna, qui s’est malheureusement tué il y a quelques années aux commandes d’un Me 109 lors d’un meeting, était le fils de Ray Hanna, célèbre pilote de présentation du Spitfire à Duxford.

Pour ceux que cela intéresse, le lien de la Pilotlist qui détaille le terrain de Peyresourde et qui permet de télécharger directement la VAC.

Dans mon aéro-club (aéro-club du Béarn), nous n’avons plus qu’un seul instructeur à même de nous faire passer la qualification de site pour pouvoir nous y poser. Il faudrait qu’on en profite avant qu’il ne soit trop tard car sinon, il nous faudra passer la qualif montagne qui est nettement moins abordable !

Stéphane MAYJONADE